Récit d’une jeune femme à l’esprit libre

Ses périples quotidiens, tumultes amoureux, angoisses de mi-vingtaine, moments de délire et bien d’autres impertinences

mercredi 29 août 2007

Les précieuses ridicules

Ceci est un texte que j'aie écrit au mois de mai (ou juin, je ne me rappelle plus) mais qui était restée dans le fond d'un tiroir...

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Quand on n’a pas d’amour, il faut au moins du GLAmour.

Et afin d’avoir plus de glamour dans nos vie, mes trois bonnes amies et moi avons décidée que nous allions cluber...

Nous étions là, les quatre à se disputer un coin du miroir dans ma chambre. Fard à paupière vert, mascara, gloss, fer plat, bas de nylon, talons hauts, parfum, Wonderbras… Tout y passe. Enfin toutes sortent leurs Wonderbras, sauf moi… car j’en ai pas... je veux dire de Wonderbras… Ah et puis merde, disons juste que mes atouts sont ailleurs… Mes hanches tiens. Imaginez un mélange de Scarlett et de Kate Winslet… Ouais c’est ça, rêve encore que je me dis… La vérité c’est que je mesure 5’2, que je pèse 100 livres et que j’ai la dent d’en avant brisée. Voilà c’est dit, je suis une vraie femme fatale du Mile End. Geneviève, par contre, elle à beaucoup d’atouts classiques. Bon, disons les choses comme elles sont : elle a vraiment des gros seins. À leur vue, les gars ne doivent penser qu’une seule chose; mettre leurs mains dessus, s’y foutre la tête dedans et s’y perdre dans la nuit. Enfin bref, j’imagine qu’on essaie toute de faire de notre mieux avec ce qu’on a, et puis… je finirais bien par trouver quelqu’un qui m’aimera, moi et ma dent…

Nos conversations suivent le rythme de la soirée; “if I told you things I did before
told you how I used to be would you go along with someone like me
”. Ça c’est la chanson qui jouait dans le background… Très kitsh mais catchy. Le genre de chanson que vous fredonnerez malgré vous. Afin d’accompagner cette mélodie éphémère, nous disons des trucs qui pourraient être qualifiés de la même façon : « Aye, j’aime tes souliers! » « Il est cute ton top, tu l’a acheté où ?» «Sont trop cool t’es boucle d’oreille » « Merci, c’est moi qui les ai faites!». De toute façon, nous allons tellement rarement cluber dans ce genre d’endroit, soit disant plus « chic » où on ne joue que du boom boom, qu’on se pardonne notre petit laissé allée frivole. En fait, j’ai l’impression que nous sommes entrain de jouer à un jeu; le jeu des Talons Haut, le jeu oû l’on doit se mettre « Belle », le jeu de la Nuit...Ouuuuhhh. Le genre de jeu oû l’on finit par y trouver ce qu’on y apporte, un peu comme une auberge espagnole; si tu veux bouder dans un coin alors c’est sure que c’est ce qui va t’arriver, si tu veux coucher avec un mec, c’est presque sure que tu vas y arriver aussi… Mais bon, que je me dis, ça prends un peu de tout dans la vie…

Moi

« Qu’est ce que je dis s’il y a un gars qui me parle? Est ce que je devrai lui dire que je faisais une maîtrise en science po… ? Je trouve que c’est un peu turn off... Je ne pourrai pas dire que je fabrique des poignés de porte en forme de poigné de main à la place? »

Geneviève

« HAha… ok si tu veux. Toi Catherine, tu seras « la gentille enseignante au primaire », en fait tu n’a pas à mentir, tu l’est déjà…HAha. Toi Julia tu pourrais être « la-femme-de-carrière-accomplie », celle qui saute d’avion en avion, et moi je serai « décoratrice d’intérieur », ça sonne plus sexy qu’architecte. HAha… »

Moi

« De toute façon, je m’en fou, j’ai jamais rencontré personne dans un bar… Catherine!! Arrête de te frotter les yeux!!! Tu vas avoir du mascara partout sur le visage! »

Catherine cligne des yeux deux fois et frotte ses yeux avec son index d’un air complètement désabusée. «C’est quoi ça, sur mes cils… » qu’elle semble penser. Si vous connaissez Catherine, vous savez que ce n’est pas la personne la plus délicate sur Terre et la voir en talon haut en vaut le déplacement, croyez moi… « Tombe pas là… il y une marche! »

Beaux quatuor que je me dis.

Une heure plus tard, nous étions fines prêtes à affronter ce monde cruel et sans merci.

mercredi 27 juin 2007

l'invitation originelle

Voici l'invitation non officielle de notre pendaison de crémaillère : un évènement, deux invitations, les deux tout aussi inacceptables... Je ne l'ai jamais envoyé par crainte de blesser les âmes susceptibles. Mais bon maintenant que c'est histoire du passé, la voici.


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Je vous invite tous à venir caler une bouteille de vodka en ma compagnie, suivie d’autres drinks dépareillés, contempler les trous noirs étoilés dans le ciel, redescendre de notre escapade interstellaire et danser comme si c’était la dernière nuit sur terre au son de musique gravitationnelle finement choisit. (Je demeure toutefois légèrement ouverte aux suggestions et vous invite à m’envoyer une liste de musique qui vous fait gigoter en autant que les artistes en question n’aient pas les mots « Big », « Lil » « Daddy », « Mama », « Pussy » ou « Puff » d’inclus dans leurs noms. Que voulez-vous, je me suis accordée un droit de veto musical.) Lors de cette soirée, il vous sera également permis, et même encouragé de frencher un mec/fille même si vous ne connaissez pas son nom, dites vous que ce n’est qu’en attendant… en attendant tout simplement. Puis nous aurons tous mal à la tête et, fidèle à moi-même, il est probable que je dégueule de trop près au point que j’en suis à me coucher par terre, à enlever ma camisole car elle me fait suffoquer dévoilant ainsi mon soutien-gorge noir dentelé pour finalement tomber dans un état de somnolence trouble où je rêve que je galope sur la planète Mars sur un cheval blanc supersonic à la conquête de nouvelles galaxies. Si ça vous intéresse, pointez vous chez nous.

Samedi le …. au … Boul. St-Joseph Ouest

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-Julia, qu’est ce que tu pense de mon invitation? Elle dépose le journal – Julia, elle lit même le cahier Affaires, c’est la seule que je connait qui lit le cahier Affaires – et s’approche derrière moi pour lire.

-Ben là… franchement, tu vas vraiment envoyer ça?

-Ben ouais, quoi… pourquoi?…

…Bon ok, je me résigne à écrire une invitation remplie de conformisme pétillant… (soupir).

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Salut tout le monde - Hello Everybody!!!

C’est l’été et quelle meilleure façon d’inaugurer cette saison par une belle soirée entre amis!!! :) Alors venez célébrer le beau temps, les poissons dans l’eau, les oiseaux qui font cui cui dans les arbres, la lutte contre le cancer du sein, avons-nous besoin d’un autre prétexte pour faire la fête et garantir des heures et des heures de plaisir?!? LOL Vous avez des demandes spéciales!? Envoyez moi une liste de vos artistes préférés!! Je suis 100 % à votre écoute! ;-) Et surtout, n’oubliez pas de venir en compagnie de vos amis, votre blonde, chum, copain, copine, amants, amantes, ex, colocs, fuck friend réel ou virtuel, voisins, voisines, cousins, cousines, ou encore le petit nerd que vous baisez en cachette, tous sont les bienvenus!!!

Si vous avez reçu ce courriel, c’est que vous êtes invité au Party « Youppi!! C’est l’été!!! Rayonnons tous en cœur!! »

Attention tout le monde, réunissez-vous en joli tas humain, je prends une photo!!!

Souriez. Je compte jusqu’à trois. Un. Deux. Trois.

« Cheeeeeessse!!! »

: 000 Boul St-Joseph Ouest (coin Esplanade)
Quand : Samedi le ….
Comment : En transport en commun

Option 1 : Métro Laurier, sortie Boul St-Joseph, puis marchez allègrement main dans la main vers l’Ouest durant 10 minutes tout en suivant les adresses.

Option 2 : Métro Place des Arts, sortie Jeanne Mance, prenez gentiment l’autobus 80 jusqu'à l’arrêt Parc et Boul. St. Joseph, puis gambadez vers le sud durant une minute et demi. Rendu chez moi, faites la roue devant l’entrée.
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Je me retourne vers Julia, « c’est tu mieux là? »

mercredi 20 juin 2007

La Chute

Vous avez lu La Chute d’Albert Camus? Moi oui. C’était il y a deux ans, alors que je vagabondais sans le sou sur les quais de Paris. Je ne sais pas pourquoi je vous parle de ça. Un moment de nostalgie sans doute. Pour ceux qui l’ont lu, vous avez aimé? Moi j’ai adoré…. Voilà ça me revient. C’est l’histoire d’un homme qui est témoin d’une poursuite sur le bord d’un canal à Amsterdam, justement comme celle à laquelle j’avais assisté par chance, si je peux me permettre de dire ainsi. Tous avaient le regard rivé sur l’homme fuyant à la nage les policiers lambins qui scrutaient avec leur lampe de poche les froissures de l’eau tout en demandant à la foule de garder silence afin de mieux entendre toute forme de clapotis humain. Je n’ai jamais su si le présumé coupable s’est fait prendre ni quels étaient les motifs de sa fuite. Ce ne sont que des détails de toute façon. Ce qui est important, c’est que le roman en question débute avec une scène similaire, une chute, ce qui m’avais fait tout étrange à l’époque, et bien plus maintenant.

C’est donc l’histoire d’un homme, Jean-Baptiste Clamence, qui est témoin d’un drame dans les eaux d’Amsterdam. Ah oui, c’est plus clair maintenant, il est témoin de la chute volontaire d’une jeune femme. Témoin innocent ou coupable malgré lui faute de n’avoir réagit et d’avoir fuit? Ce dilemme mènera à la chute involontaire de Jean-Baptiste qui, pris par le « malconfort », devient témoin de son propre affaissement. Un conte moderne qui rappelle le mythe d’Icare. Vous connaissez Icare? Celui qui voulu défier les lois de la gravité en volant trop près du soleil. Malheureusement, le pauvre Icare s’y rapprochant trop rapidement, fit fondre ses ailes et termina sa quête dans les eaux, non pas d’Amsterdam, mais d’une quelconque mer grecque.



Vous voyez ce tableau de Bruegel intitulé, comme par hasard, "La Chute d'Icare". Si vous ne voyez pas Icare, c'est normal, on ne voit que ses minces jambes se démenant dans l'eau tout en bas à droite, bien après sa chute... Et bien, au lieu de labourer sa terre en sifflotant, ce gentil fermier aurait dû crier à Icare

Jusqu’ici tout va bien
Jusqu’ici tout va bien
Jusqu’ici tout va bien

Ce qui est important, ce n’est pas la chute
C’est l’atterrissaaaaaaaaaaaaage.

Splash! Pauvre Icare.

Ce sont les paroles de La Haine, le film. Vous connaissez? Enfin on s’en fou, c’est un vieux truc. Je me rappelle que tous les garçons à l’école en parlaient comme si c’était le film qui changerait notre vie. Je l’ai vu et ça n’a rien changé. J’ai acheté le CD, pour faire comme tout le monde, et je l’ai écouté à moitié seulement. Dix ans plus tard, ce sont ces quelques paroles qui me sont restées à l’esprit. Et moi de rajouter maintenant:

Encore faut-il qu’il y ait un pilote

La Chute, que ce soit celle d’Icare, de Jean-Baptiste ou d’une quelconque femme, c’est l’histoire d’un être sur le pilote automatique qui subit un bris mécanique. Pessimiste histoire pas vrai. En regardant ce tableau, je ne sais si blâmer l’accablante quiétude du monde extérieur ou la folie d’Icare pour avoir tenté de faire autrement, d’y avoir cru un moment. J’espère pour le moins que les quelques minutes au cours desquelles Icare est resté suspendu dans les airs furent plus enivrantes et élucidantes qu’aurait pu être une longue vie sur terre.

… … Je ne sais pas pourquoi je dis tout ça. Par nostalgie et culpabilité sûrement. Par nostalgie d’une époque d’insouciance qui s’éteint tranquillement… Ou qui change tout simplement; je ne flâne plus sur les quais de Paris mais plutôt sur la rue St-Viateur à Montréal, toujours sans le sou, voilà ma seule constance. Et par culpabilité d’avoir effleuré de mes doigts le soleil sans en ramener un petit bout avec moi.

Je vous laisse sur une devinette : le soleil est à Icare ce que les lampadaire sont aux… Réponse quelque part au mois de mars.

lundi 28 mai 2007

Chambre à Louer

Nous sommes présentement à la recherche d'un nouveau coloc. Si vous, ou quelqu'un que vous connaissez, cherchez une chambre (meublé ou non) disponible le premier août ou vers la mi-juillet, contactez moi. Nous sommes assez flexibles avec les dates; je pourrais toujours dormir dans la chambre de Catherine, ou vous dans la mienne… Il y a toujours façon de s’arranger! SCOOP : Il y une possibilité qu'une deuxième chambre se libère très bientôt... Bon quoi dire de plus, ça ne me tente pas vraiment d'étaler la splendeur de mon appartement sur ce blog, je dirai seulement que ce n’est pas nécessaire de le voir pour le croire! Ah oui, nous venons d’afficher une annonce sur « easyroommate », alors dépêchez-vous! Voici ce que nous avons affiché.

We have a room in a fabulous 8 room apartment in the Plateau-Mile End, two blocks away from the Mt-Royal Mountain, the P.A. (grocery store), and the Casa del Popolo (a music venue).

We are three persons in their mid twenties looking for a fourth roommate.

If you are unsocial, depressed, have no opinion or taste, listen to music by artists with names containing "Lil", "Big", "Mama", "Papa", "Pussy" or "Puff", are obsessed with computer games, collect Magic Cards (or have some kind of hidden "Medieval Passion"), spend more time than girls getting ready, have read the book "How To Be Rich In 20 Days Special Edition: Be Rich in 17 Days", consider watching baseball a sport, have tried to find your soul mate on a dating website, please DO NOT REPLY.

If you are open-minded (don't worry, despite all what we said, we are still open-minded), social, outgoing, enjoy concerts, like to have a beer on the balcony, a drink on a terrasse and sharing a meal with friends, do not hesitate to contact us.

Thank you - Merci!

En passant nous sommes tous francophones dans l'appartement.

Bienvenue aux "Francos", "Anglos" ou "Allos"

jeudi 10 mai 2007

La Science Po

Je réalise que je ne parle jamais de ce que j’étudie ; la science politique (j’ai mis science en italique car j’ai des doute quant à savoir si c’est réellement une science…). C’est vrai que je ne met jamais mes études à l’avant plan. D’un côté, il y a les études, et de l’autre ma Vie, mes amis… enfin, il y a Tout. Je n’ai jamais centré mon identité sur mes études et je préfère garder ça comme ça.

Mais bon, pour revenir à la science po maintenant que j’ai envie d’en parler, une des raisons pour laquelle j’en parle justement pas c’est que je trouve que c’est devenu assez difficile d’en parler… Il faut avoir lu tel ou tel auteurs, être à jour dans la recherche, la panoplie de théories, les définitions qui changent à chaque nouvelle parution, les tendances science po… (Maintenant, c’est très tendance de parler de « participation politique». Ça parait simple, mais croyez moi, il existe pleins de définitions et de bouquins qui tentent de comprendre la participation; qu’est ce qui cause la…. Quelles sont les conséquences de la… Il y a-t-il une corrélation entre la…. et les cycles économiques et les régimes politiques… Vous voyez le genre.) J’avoue que la (science) politique peut ne pas plaire à tout le monde, mais bon, je suis quand même contente de l’avoir fait, c’est-à-dire de m’être rendue aussi loin dans quelque chose, d’y avoir réellement pris goût à un moment donné…

Pour revenir à mon sujet initial, la science po, alors ce qui est important en science po (comme dans toutes discipline), c’est de tout remettre en question tout le temps en sachant pertinemment qu’il n’y a pas de réponse certaine. Alors c’est permis, et même grandement apprécié, d’inventer des définitions lorsque les définitions existantes ne nous conviennent pas, de rédiger des textes où l’on s’enfarge dans les fleurs du tapis phrases après phrases, et finalement d’insulter les économistes qui se croient meilleurs tout en rouspétant dans notre coin « j’aurais du étudier en économie….grrr ».

Pour continuer sur cette lancé science po avant que je ne me tanne, je vais parler de mon travail… Je suis présentement entrain de rédiger un texte qui trace un parallèle entre le Parti des Travailleurs au Brésil et les idéaux de la révolutions Française… En fait, j’essaie de tracer un parallèle, mais rien n’est garanti… Comme vous voyez, c’est palpitant! Je m’arrête tout de suite afin de vous laissez languir et que vous me bombardiez de commentaires m’en demandant plus….

Des heures et des heures de lectures et de rédactions, le tout, pour que ma prof lise mon travail une fois (au mieux deux) et que d’un petit coup de main, hop, elle le foute au recyclage!! Photocopies après photocopies, rédaction après rédaction, j’ai l’impression que je ne fais que nourrir les bacs de recyclage… Moi, j’encourage le Recyclage! VIVEMENT LE RECYCLAGE!! C’est au nom des PETITS BACS VERTS que je fais ça!! Les enfants pauvres qui marchent sans soulier, qui sniffent de la colle et lèchent les vitrines de restaurants, ce n’est pas vraiment important après tout… J’ai comme oublié que c’était ça ma motivation au départ. U of T m’aura enseigné qu’il est beaucoup trop tard de toute façon…

Tout compte fait, la science politique, c’est une forme de masturbation intellectuelle qui ne me fait plus jouir.

Enfin bref, je ne sais plus trop ou j’en suis avec tout ça… Je garde les questions pour plus tard, lorsque j’aurai terminé ma maîtrise… Un jour que je me dis, un jour. Et puis je me console en me disant que ma maîtrise me sera peut être utile à 45 ans… ou peut être même l’année prochaine… Finalement, je fais juste ça au cas où…

mardi 8 mai 2007

Le Party « Toga »

« Hey Mike, ça va? C’est quoi l’adresse de chez ta blonde?» « 4711 …. et oublie pas, c’est un party Toga! » « Toga? » « Tu dois venir costumé en Greco-romaine! » « Quoi!?? Wow là, je m’en vais travailler… Je pensais y aller après la job, avec ce que je porte… Et puis de toute façon, pas question que j’arrive avec un drap blanc…! »

Moi, il n’y a rien que je trouve plus kitsch que les « Beach Party », les party « Greco-Romains », et pire encore, les partys « Tiki ». (Je ne suis jamais allée dans un party Tiki mais j’en ai entendu parler… À éviter à tout prix). Entouca, je vais y aller quand même que je me dis… D’autant plus que la dernière fois que j’ai vu certains d’entres eux, j’avais la tête dans le bol et j’aimerais bien qu’ils oublient cette image...

Heureusement qu’à minuit, le bar était vide et j’ai demandé si je pouvais quitter plus tôt. Surprenant pour un samedi soir quand même… Quelques coins de rue plus tard, je faisais un bond dans le temps et j’arrivais chez Julie.

Presque 75 % des personnes qui s’y trouvaient étaient habillées en Greco-Romains… Facile de reconnaître mes amis, c’était les seuls qui n’étaient pas déguisés, tous entassés dans un coin de la cuisine. La plupart des invités buvaient du vin, évidemment. Moi je suis arrivé là avec ma bière achetée à mon propre bar…

À un moment donné, il y a un gars qui vient me parler… J’essaie de m’intégrer à la soirée en lui disant que mon nom vient du mot grec hélios qui veut dire soleil, ou plus généralement lumière. Deux minutes plus tard, il n’était plus là… J’ai dû passer pour une petite illuminée et, apparemment, c’est plus hot d’être déguisé en Grecque que de connaître les origines grecques de son nom, s’il y en a... Mais bon, j’imagine que si un gars m’avait dit le même genre de truc, « hé salut petite Grecque, savais-tu que Pierre vient du substantif grec petros qui veux dire roche, donc Pierre.. », je serais partie moi aussi. Et puis de toute façon, il y a rien de plus turn-off qu’un gars qui se prend pour Jules César avec des petites feuilles de Laurier sur la tête! Fin de la discussion.

J’ai donc fait le tour une dernière fois, ri silencieusement en regardant l’énervé en drapé blanc dansant le swing dans le salon, et je suis rentrée chez moi.

dimanche 6 mai 2007

Sur le balcon

Salut, désolée pour le peu de mise à jour… (De toute façon, il y a tu encore quelqu’un qui lis ce blogue depuis mon retour de Toronto, à part Joelle et une certaine Mr. Smith…?) C’est que j’ai enfin décidé d’ouvrir mes boites remplies de papiers, que je trouvais jadis inspirants, avant que la moisissure ne s’y imprègne et que des champignons n’y poussent… Et surtout, avant que la date de remise ne m’assomme du jour au lendemain, que je fasse un ACV en buvant un café sur mon balcon tout en contemplant la brise et que je demeure paralysée jusqu’au petit orteil, les yeux fixant le ciel, mon café rampant sur le balcon, tachant ma robe blanche, et dégoulinant goutte à goutte sur la tête de l’amante du proprio qui sort incognito… La scène… Je vais prendre tous les moyens (et dictionnaires français-anglais) afin qu’un tel scénario demeure fictif et éviterai de porter une robe blanche - ce serait vraiment trop tragique.

Enfin, ce blogue fut définitivement le meilleur échappatoire que j’ai trouvé afin de remettre à plus tard ce qui aurait dû être fait depuis longtemps. La stratégie ultime de tout procrastinateur qui se respecte (et de toute étudiante à la maîtrise qui se demande comment elle a fait pour se rendre aussi loin dans ses études sans savoir si c’est vraiment ça qu’elle voulait faire dans la vie…)

Quoi qu’il en soit, ça me sert à rien de me questionner davantage, j’en suis à quelques travaux de la fin. Alors je vais finir cette satanée maîtrise, même si c’est la dernière chose que je fais (d’ennuyant) sur terre. Enfin j’espère que je vais la finir, car plus le temps passe, plus j’ai des doutes…

Merde, déjà 17:20… Je dois aller travailler et je n’ai pas fini de lire mon chapitre…





mardi 1 mai 2007

Nouveau départ, nouvel appartement, nouvelle saison. La Cantatrice se fait coquette; sort ses lunettes de soleil, rajoute un peu de jaune pour rappeler la chaleur de l’été et se permet même de rajouter des petits oiseaux qui volent dans le ciel…. Cui cui. Cui cui.

Retour à la case départ

Demain, je m’en vais. Je n’aurais donc jamais terminé la murale d’arbre printanier dans ma chambre. Une œuvre colorée que j’avais entamé à 21 ans, dans un moment d’inspiration, et qui restera à tout jamais inachevée. J’y reviendrais peut-être, si un jour comme ça, j’ai une envie pressante de mélanger des couleurs, monter dans un escabeau et laisser aller mon pinceau sur le mur… Sait-on jamais. Une dernière petite danse loufoque avec ma sœur dans ma (sa) chambre : « la danse des genoux » (à essayer seulement dans l’intimité de votre chambre avec des gens qui vous aiment de façon inconditionnelle ou qui sont saouls). Un dernier petit déjeuner préparé par ma mère avec tendresse. Une dernière petite prise de tête avec mon père « Viens faire tes rapports d’impôts! »« Laisse moi dormir!!»


Ce furent 25 bonnes années quand même, que je me dis… Évidemment, il y eu les moments difficiles... Je pense notamment à quand j’avais 21 ans, que j’étais mal dans ma peau, que je me questionnais sur tout, que je pensais que partir était la solution… J’avais tort. La naïveté des vingt ans, et si c’était ça le bonheur justement?. Il y eu aussi des lendemains meilleurs… Il y eu plein de bons moments en fait… Mais évidemment, c’est toujours plus difficile de parler des moments de bonheur… Serait-ce parce qu’il sont éphémères, légers… fragiles? Qu’ils ne durent qu’un instant et que lorsqu’on s’en souvient, cela fait souvent mal...
Le bonheur fait couler les larmes, ou quelque chose comme ça, a dit Flaubert.


Enfin bref, ce n’est jamais blanc sur blanc ou noir sur noir, ce serait une façon trop monochromatique d’exprimer les choses. La réalité demeure beaucoup plus complexe, ce n’est ni même noir sur blanc (malgré que mon blogue lui, soit blanc sur noir). Quoique vivre dans une éternelle zone grise n’est guère meilleur... Alors, noir, blanc, gris, gris foncé ou gris pâle, demain j’ai un loyer à payer, trois nouveaux colocs, un proprio, un frigo et un lit qui restent à remplir… Ce furent 25 bonnes années quand même… Et tout finit par arriver à bonne heure.


Alors, retour à la case départ

Demain je m’en vais.

samedi 28 avril 2007

Of Montreal

Me voici donc de retour à Montréal. Dix jours déjà à flâner dans les rues, à briser quelques verres à la job, à faire des boites et le ménage dans mes papiers, mes souvenirs… Quels jeter et quels garder? À 22 ans, partir était ma priorité. Je voulais découvrir le monde (c'est-à-dire foutre le camp), une vraie obsession (un malaise aussi). Je reviens finalement à 25 ans, retrouver à nouveau qui je suis… La boucle vient de se boucler, et je l’ai bouclé moi-même.

Une autre coïncidence étrange vient d’arriver. La semaine dernière, j’ai rencontré une fille sur une terrasse, une danseuse, qui connaissait ma meilleure amie du primaire. Je lui ai demandé de me donner son numéro de téléphone afin de l’appeler cet été… Quelques jours plus tard, j’allai prendre une bière à la Casa del Popolo, et elle y était justement, mon amie… Étrange de la revoir ainsi, quelques jours après que j’eu mentionné son nom… On ne s’était pas croisé depuis au moins 4 ans… On aurait donc finit par se retrouver d’une façon ou d’une autre. La vie est ainsi faite. On dit que le hasard fait bien les choses, encore faut-il qu’il les fasse… Et encore faut-il qu’on ait le courage d’aller voir derrière la porte que le hasard vient d’ouvrir avant qu’elle ne se referme. Je déménage au coin Boul St-Joseph et Esplanade, est-ce un hasard ou non? En fait, on se fout un peu des lieux, ce qui compte dans le hasard, ce sont les rencontres... et parfois, je les aime.


jeudi 26 avril 2007

L'emploi d'été


-Julia, aide moi, je dois me trouver une job!
-Premièrement, enlève que tu es entrain de faire une maîtrise, ils ne vont pas t’engager. Dis juste que tu as un bacc… Enlève aussi tous tes stages, c’est pas pertinent… T’avais pas travaillé dans un Café Dépôt à un moment donné?
-Heuu oui, mais ça fait 5 ans et j’ai lâché après un mois…
-Bon ok rajoute ça. T’as pas été barmaid dans un bar en Suède?
-Heuuu oui mais ça fait deux ans et c’était un bar étudiant. On était rémunéré en alcool : 6 heures de travail pour 8 bières ou 2 bouteilles de vin. L’alcool est tellement cher en Suède que plein d’étudiants s’improvisaient barmaid/man…
-On s’en fou, c’est des détails. T’as déjà été barmaid dans un bar en Suède, c’est ce que tu leur dis.
-ok…
-Ben, je pense que ça devrait aller… Viens, on va faire des photocopies et je t’accompagne pendant que tu vas porter tes CV.

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Ma recherche porta fruit. Le lendemain la gérante du resto-bar « Au près de ma blonde » m’appelait pour me dire de rentrer.


-Comme ça, t’as déjà été barmaid?
- Heuu oui, mais c’était en Suède… Je suis allée étudier et je travaillais dans un bar le soir deux fois par semaine. On faisait des drinks assez complexes…
- Ok on va te mettre au bar.
-Comment vous préparez votre Sangria ici? Triple Sec et Captain Morgan, c’est tout? Si je sais servir de la bière? Oui oui pas de problème. Et des Martini? Humm j’ai déjà commandé un Martini mais j’en ai jamais fait moi-même…Mais vas-y, je te regarde pendant que t'en fait un. (C’est à ce moment que j’ai appris qu’il y a beaucoup plus de gin que de martini dans un Martini).


Cinq pintes et deux pichets de Sangria plus tard, j’avais presque l’air d’une pro….


-Tu peux venir demain?
-Oui oui, pas de problème, à quelle heure?

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Je viens juste d’arriver chez moi, après avoir passée huit heures à servir de la bière, de la Sangria et des drinks. Trop claquée… Demain, j’y retourne. Malgré que la paie soit raisonnable, il ne faut pas que j’oublie un truc; mon but, c’est pas d’être la serveuse de l’heure sur la rue St-Denis, c’est de finir ma maîtrise… Et il faut que je m’y mette bientôt.

Resto-bar "Au près de ma blonde"

3845, Rue St-Denis, coin Roy

Passez me voir!

lundi 23 avril 2007

Le tête-à-tête

Hummm (je réfléchis longuement durant quelques secondes), devrai-je aller au show sold-out de Jacquemort à la Sala Rosa en espérant me faufiler dans la foule tout en retenant mon souffle, ou devrai-je plutôt aller chez des amis qui font un petit party? J’opte pour les amis, j’irai voir Jacquemort une autre fois que je me dis.

« Et puis c’était comment Toronto? T’es contente d’être rentrée? » « Toronto, bof… Mais ouais, ça va, je suis contente d'être de retour. Je me cherche une job… Je sais plus trop ce que je veux faire dans la vie…Peut-être écrire. Je réalise que j’aime vraiment ça. On va voir… ». Quelques secondes plus tard, me sentant déjà très à l’aise, je pris une bière dans le frigo. Puis, je me servi une boisson orange trop sucrée qui n’eu droit qu’à quelques gorgées « C’est donc ben sucrée…Qu’est ce que vous faites avec ça?» Je mis le drink orange de côté et continuai avec le drink brun vraiment weird que Michael me prépara. «ça goûte bizarre ton truc, c’est quoi au juste? » « Attends, je vais t’arranger ça... » Même la version amélioré était douteuse, mais je bus quand même. Le tout suivi d’un verre de vin, d’une autre bière, du drink orange trop sucré, et de quelques gorgées de je ne sais plus trop quoi qui traînait sur la table...

Après un petit moment, « … Charles… … …. Je me sent vraiment pas bien… »

Et c’est comme ça, à coup de mélanges douteux, que je me suis retrouvée en tête-à-tête avec le bol. Très chic. La classe incarnée. Heureusement qu’il n’y avait que mes bons amis, eux seuls ont droit à ce genre d’honneur.

Le lendemain matin je me suis réveillée sur le canapé d'Emil, la tête dans le cul… Après avoir zappée jusqu’au poste 300 sans avoir trouvé une émission intéressante à regarder - Quoi, comment ça se fait qu’il n’y a plus rien au poste 301? Emil, je suis vraiment trop déçue, tu n'as que 300 postes de télévision?!?! Quand même, je m'attendais à plus que ça de ta part... - je me suis dis que je devrais songer à rentrer…

Quand soudain, mon cellulaire sonne… Tiens tiens, intéressant…

mardi 17 avril 2007

Voilà, ainsi ce termine le chapitre « Bonheur et Malheur à U of T ». Cette ballade aura pour le moins réveillée la plumme qui sommeillait en moi. Qui sait qu’adviendra à cette chère Cantatrice Chauve… Je lui souhaite de nouvelles aventures, péripéties, moments de joie et de tristesse, et bien sur d’amour…

Tiens il est 9 heures...

Sur le chemin du retour (au Mc Do)

Oh my god!! Passez moi mes lunettes, donnez moi une loupe quelqu’un! Est-ce bien le mot latin disjejunare qui est écrit sur le napperon du Mc Do?? Attention ai-je bien dit un mot en latin sur le napperon en papier du Mc Do? Je regarde autour de moi afin de confirmer avec d'autres clients-consommateurs l'exactitude de ce fait mais personne ne semble remarquer l'importance cet écrit historique qui se trouve sous notre nez. « Papa, regarde ça! C’est écrit en latin sur le napperon en papier!!» « ouais ouais, c’est ça… mange tes frittes à la place...» Et il déverse allégrement le ketchup sur le napperon sans porter d'attention particulière mon air ébahi et à mes yeux complètement exorbité « Non!!! » Je regarde la tâche rouge de ketchup conquérir l’espace… « Je voulais garder le napperon…. » lui dis-je d’un air déçu. « Tu iras en demander un autre… » Ahhh mon papa, il a toujours plein de bonnes idées. Et elle trempa allégrement trois frites dans le ketchup et les engouffra généreusement dans sa bouche en pensant « Ahh, les frites du Mc Do, mais quel délice intergénérationnel, transcontinental et intemporel...» … … …


… … … Mais non, je ne pensais pas vraiment ça. Je pensais sûrement à un truc tout simple du genre « Humm elles sont vraiment bonnes ces frites ». Et pour tout avouer, j’étais bien trop occupée à alterner chaque bouchée de Big Mac avec une bouchée de frite pour penser à quoi que ce soit… Tout en m’exclamant tout bas lorsque mes doigts extirpaient une longue frite du casseau. Puis, vers la fin, confirmer mon goût très raffiné pour les petits bouts de frites croustillants et salés... Voilà c’est dit. (Elle rougit) Quoi qu’il en soit, malgré que je connaisse de nombreuses personnes qui aimeraient bien décapiter Ronald, j’en connais bien peu qui n’aiment pas les frites du McDo. Fin de l’aparté sur les frites.

Alors comme je disais, le mot disjejunare, apparaît sur mon napperon et j’en perds tout mon latin. J’inclus même une photo pour votre plus grand plaisir.



Pouvez-vous lire? Attendez je recopie le texte.

Wake up kids, dinner’s ready.
It’s believed the word breakfast comes from the Latin word disjejunare, meaning to break the fast of the prior evening. Later, the word was shortened to disner in Olde French, which translate to dinner in English. So, the word dinner actually means breakfast.”

Un napperon qui à première vue semblait si insignifiant… Non seulement Ronald semble être au régime (on m’a offert de remplacer ma frite par une salade - une offre que j’ai gentiment déclinée) " No thanks, I will have the french fries please" mais en plus il se veut intelligent! Ronald serait-il allé à U of T? En plus c’est un texte qui s’adresse aux enfants, et nous savons tous que les enfants, c’est l’avenir… Quoi qu’il en soit, j’étais quand même surprise par cette stratégie de marketing qui mise sur l’intellect plutôt que sur le sensoriel « Mc Donald’s Now Light and Smart! » Il y aura-t-il une suite…? Quel nouveau mot latin nous apprendra le prochain napperon-papier? Cela reste à voir… Moi qui va si souvent au Mc Do.


Le latin, la langue d’un empire qui refuse de mourir....

jeudi 12 avril 2007

Bilan

Alors voilà, ainsi se termine ma ballade à Toronto…. Après huit mois, je peux conclure

-Que je déteste étudier - ça m’a juste pris huit ans avant de réaliser ça…

- Que j’ai des penchants marxistes – non pas en ce qui a trait au renversement du système capitaliste mais plutôt en ce qui a trait aux mouvements sociaux dans les sociétés largement inégalitaires… Que voulez-vous, j’ai toujours eu un faible pour les barbus!

-Que Toronto, en tant que tel, n’est pas ci pire que ça

-Que je vais m’ennuyer du Sonic Boom et de John, mon conseiller musical préféré, également connu comme « le cute vendeur »

- Que je vais m’ennuyer des blagues de Simon, mon coloc intellectuel, bisexuel et excentrique « Who’s my little favorite? » Serait-ce moi?

- Et aussi de son copain Nevil qui m’épatera toujours par sa capacité de décoder les mots-croisés… Un génie je vous dis!

-Des restes de pâtes à Matthias que je mange en cachette lorsqu’il n’est pas dans la cuisine... Le secret est dans la sauce! Et il l’emportera avec lui…. Danke Shun!

- De mon étagère « ouverte » où pantalons, camisoles, CD, bas de nylon, maquillage, livres et articles scientifiques se côtoient à la vue de tous – impossible de cacher ma nature désorganisée…

- Du numéro 19a S au resto Vietnamien du Quartier Chinois. « A » pour Poulet, évidement…

-Des moo-chis aux red-beens de la pâtisserie directement en face de ce même resto

-Des gros-raisins du Quartier Chinois

- Des restos sushis sur la rue Bloor – Oubliez Sushi on Bloor, Generation Sushi est bien meilleur!

- Du Kensington Market : ses friperies, fruits et légumes, junkies, et bien sur, ses incontournables « Cheese boys »

- Du Honest Ed qui m’a nourri à si bon prix… Merci Ed, j’irai coller ma photo sur le mur derrière la caisse, à côté de Céline…

- De l’imprimante gratuite au département – ils disent qu’ils sont cassés à Uof T, mais c’est pas vrai, ils ont plein de cash ces Anglais…

-De Nathan & Frieda, mes deux seuls bons amis qui sont tombés amoureux l’un de l’autre… Love is in the air. Si c’est possible à Toronto, alors je garde espoir…

- Du Future Bakery et de ses déjeuners « Spécial U of T » à 3,71$ exactement – à ce prix je ne cuisine plus.

- Et évidemment, de Sarah et Chrissy... Je penserai à vous les filles! Bonne chance dans vos études!! Ne lâchez pas!


Alors voilà, je pense que c’est tout.

Tout compte fait, si je mets les gros-raisins et les humains sur un pied d’égalité, je m’ennuierai seulement de treize éléments. J’aurai également fait trois réalisations importantes, les trois premières dans la liste. Apparemment, je n’aurai pas développé de liens sentimentaux et poétiques très profonds envers cette ville… Du style « je vais m’ennuyer de voir ma roue de bicyclette laisser sa foulée sur ce tapis de feuille qui revêt mon chemin…». On ne peut essayer de recréer l’histoire…

Toronto
I came, I saw, I went

veni, vidi, vadi

( Vous voyez, mon lien vers les phrases en latin est utile! Je vous le dis, le latin c’est la nouvelle tendance 2007.... oui oui. )

mercredi 11 avril 2007

Aujourd’hui


Café, café, café.
Photocopies, photocopies, photocopies.
Lecture, lecture, lecture.
Ménage, ménage, ménage.
Valises, valises, valises.
Vite, vite, vite!



vendredi 6 avril 2007

Les Lapins et les Dragons

Vendredi 6 avril. Je me réveille précipitamment. Déjà 8h27! Merde, je suis presque en retard. Vite. J’enfile ma paire de jeans, t-shirt, bottes, fard à joues. Je ne prends même pas la peine de manger. J’achète un croissant au fromage au métro Bathurst comme je fais d’habitude lorsque je suis en retard…. Westbound to Dufferin. J’arrive à l’école. 9h20. Fermé!! Pas un seul enfant à des kilomètres à la ronde. Comment ça fermé?? Pourquoi personne ne m’a dit qu’il y avait une journée pédagogique aujourd’hui!?!? Je me suis réveillée pour rien! Bon, maintenant que je suis levée, aussi bien faire de quoi… Je vais aller magasiner. Les vendredis c’est ma journée off. Je fais tout sauf travailler sur des travaux universitaires. Je rebrousse donc chemin. En plus il neige et j’ai froid. J’aurai pu être dans mon lit que je me dis…


Back to Dufferin subway. Westbound to Bloor and Yonge. Quoi? Sherbourne… Il a un nouvel arrêt sur la ligne? Depuis quand?? Ils sont vraiment trop efficace les Anglais... Ah merde, je suis passée tout droit. Il faut croire que je suis encore endormie. U-turn. Eastbound back to Bloor-Yonge. Southbound to Dundas. Enfin, j’arrive au Temple du Consumérisme Rampant – le Centre Eaton. La tentation. Quoi, fermé?!? Comment ça fermé un vendredi?? On n'arrête pas si facilement cette machine capitaliste sans répit… Quelle force supérieure aurait pu contraindre ce Temple à fermer ses portes? Des terroristes? des extra-terrestres? Stephen Harper? Le Seigneur ? Ça y est, j’allume. C'est la faute du Seigneur. C’est Pâques, on est Vendredi Saint… J'ai complètement oublié… Le Seigneur viens de mettre les freins au capitalisme et en même temps vient de m’empêcher de dépenser ma mince paie… Petit coquin, va. Qu’est ce que je fais maintenant, hein?

J’ai quelques questions à propos de Pâques à poser au Seigneur. Toi qui sait tout, peux-tu bien me dire pourquoi un lapin? Et de deux, qu'est ce qu'un lapin fait avec des oeufs en chocolat? Où prend-t-il ses œufs, il les vole aux poules? C'est complètement incohérent et louche ton affaire. Je ne sais pas qui gère ton image... Tu dis...?

"On trouve des traces du «lapin de Pâques» jusque dans l’Antiquité, 3500 ans avant Jésus-Christ. Au départ on parlait plus d’un lièvre, symbole d'abondance et de prolifération. L'oeuf est un symbole d'une nouvelle vie. La tradition d'associer le lapin et les œufs serait d'origine allemande et alsacienne et celle de les offrir en chocolat serait une initiative des commerçants du XVIIIe siècle qui trouvaient l'idée intéressante après les privations du carême. Donner des oeufs en cadeau à Pâques ou pour célébrer l'arrivée du printemps, est une tradition installée depuis des centaines d'années."

Halleluia! The Lord has spoken.

Je dois avouer que ça me surprend quand même. Toronto, une des villes les plus politically correct reconnaît encore Pâques, une fête religieuse… Qui l’eu cru? Bon, lapin ou non, j’ai vraiment envie de magasiner… Je vais aller dans le coin des artistes athés - Queen West. Quelques friperies plus tard, toujours rien de convaincant. Je me dirige donc vers le Quartier Chinois, évidemment toutes les boutiques sont ouvertes et aucune trace de Lapin, il n’y a que des Dragons.

Moi cette année, je boycotte les oeufs en chocolats. Je vais m’acheter des moo-chi aux reds beans à la place – une confiserie chinoise. Au diable le Lapin. Vive les dragons.

Le moo-chi. Amen.


mercredi 4 avril 2007

M pour Magique

On est finalement le jour M
M pour plein de trucs…

Je ne sais pas trop à m’attendre… à quoi penser. De toute façon je vais arrêter de penser – ça fait huit mois que fais juste ça. Alors j’ai décidé de porter ma petite robe noire que ma sœur m’a achetée. On ne peut jamais se tromper avec une petite robe noire (un peu moulante) que je me dis. J’ai également opté pour les cheveux lises et un maquillage naturel, je préfère garder ça simple… Évidemment, je porterai mes éternelles bottes de cowboys qui semblent cimentées à mes pieds.

Je vous dis un secret : ces bottes sont magiques! Elles me font parcourir les endroits les plus merveilleux de ce monde, elles me poussent toujours à m’aventurer dans des endroits méconnus, me conduisent vers des gens intéressants, me font voyager jusqu’au bout de la nuit, se déchaînent au son de la musique… Elle me font paraître plus grande que je ne le suis réellement, elles me font marcher plus rapidement que les autres piétons, elles n’ont peur ni du froid ni de la chaleur, et dans certains cas, elles deviennent même un outil de séduction insoupçonné… Serait-ce ma botte qui taquine ton pied sous la table ? Coquines arrêtez. Elles sont magique, c’est vrai, croyez moi!

Dorothée avait des escarpins rouges scintillants, moi j’ai des bottes de cowboys trop usées.

Alors, Ferme les yeux. Pense fort. Trois petits coups de talons. Et hop… dans le cyclone.


Follow the yellow brick road… until you reach The Phoenix.
In 10 days, tap your heels together and repeat the words
'There's no place like home'
'There's no place like home'
'There's no place like home'

Je vous le dis, elles sont magiques!!



mardi 3 avril 2007

Constatations sur ma situation personnelle et sociale suite aux élections provinciales au Québec

Je suis entrain de lire quelques blogues sur Cyberpresse… (Je devrai être entrain de préparer ma présentation orale de jeudi, mais j’en ai marre…)

À croire ce qui se dit, je dois être le prototype de la personne la plus détestable au Québec.

-Je viens de la ville et plus particulièrement de le Forteresse Plateau-Mile-End - « born and raised » comme on dit.

-Je suis assez scolarisée - je ne cacherai pas que je fais une maîtrise en Économie Politique du Développement International, surtout dans université anglophone et Canadienne… (ça sonne tu pas assez humanitaire-gauchiste-alter-mondialiste et cosmopolite...)

-J’aime les backlavas... et le pouding chômeur. Soyons raisonnables quand même... Est-ce une valeur Québécoise le pouding chômeur au même titre que les ceintures fléchées?

-Et en plus, j’ai une mère étrangère!!

Non mais, ça va pas bien mon affaire! À croire tout ce qu’on dit, je ne semble pas faire parti du « vrai monde »…. Lapidez moi quelqu’un!! Il y a-t-il une chance pour moi qu’un jour je fasse parti du « vrai monde » qui pense selon le « gros bon sens »?

Nil Desperandum
Que je me dis

Ça veut dire, ne désespère pas en Latin…

Bon, je pense que quand tu es rendu à ploguer des phrases en Latin, c’est peine perdue… Aidez moi quelqu’un, l’heure est grave… C'est rendu que je me parle en latin... Accomodez moi au plus vite!

Nota Bene : Je vous envoie un lien avec plein de phrases en Latin afin d’impressionner vos amis. À essayer avec précaution et modération surtout…

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Latin_phrases_%28full%29

Je viens de trouver une belle phrase

Ad astra per alia porci

ça veut dire "to the stars on the wings of a pig" (Steinbeck), de façon plus simple “when pigs will fly”, ou de façon encore plus simple “never”.

Ça c’est l’art de trouver des solutions complexes aux problèmes simples!

Bonne Chance aux nouveaux élus Adéquistes!
Et vivement la démocratie au Québec!

Dixi

Je viens d'en trouver une autre: nunc est bibendum... à vous de trouver!

lundi 2 avril 2007

Last Sprint Forever

À mes trois ou quatre lecteurs,

Désolée, je n’écris pas très souvent de ces temps-ci. Mais vous savez c’est pourquoi, je suis dans mon dernier sprint final… Plus qu’un exposé et une critique de livre. Mais je commence à voir la ligne d’arrivée…

Plus que 14 jours, 336 heures, 20169 minutes, 1209600 secondes… et 550 km.


Ouff, j’y arrive.

dimanche 25 mars 2007

Dans les coulisses I

On est jeudi soir, je viens d’aller voir le film History boys - un coming of âge movie Anglais. Maintenant, je suis dans mon lit avec Laptop. J’ai rien à faire. En fait oui, j’ai plein de lectures à faire, mais comme d’habitude, je ne le fais pas. En plus je n’ai pas de nouvelles de plein de personnes qui devraient me donner de leur nouvelle mais qui ne m’en donnent pas parce qu’ils ou elles sont loin et trop occupés. Je pense notamment à une Parisienne à temps partiel... Bonne ou mauvaise nouvelle je m’en fou. Je veux juste savoir quelque chose... Moi, je suis dans mon lit, toute seule, Laptop ne compte pas évidement…

Mais comment ça se fait que je suis toute seule dans mon lit???
C’est la grande question que je me pose en ce moment...
Bienvenue dans les coulisses de mes pensées.

I don’t care to know whether or not we can build institutions without a democracy, if globalization is in fact retreating, if social movements are creating more polarization, if trust comes before social capital, if it’s too late for some countries to develop a comparative advantage… I DON’T CARE!!!!! I don’t care…. I just don’t care anymore… Leave me alone.

Mais qu’est ce que je fais ici? Et si je n’étais pas ici, où serai-je exactement? Quito? Berlin? Barcelone? Rio? Amsterdam? Enfin, j’ai décidé de donner une nouvelle chance à Montréal, ma ville natale. J’avoue que mes attentes sont hautes et vagues, comme de hautes vagues. Mais tout ce que je veux… Je ne sais même plus ce que je veux... ... Tout ce que je sais, c’est que je vais essayer de vivre ma vie comme tout le monde, et arrêter d’essayer de vivre mes rêves... Je les ai perdu à quelque part, entre la mer Baltique et les Grands Lacs. Je dois en trouver de nouveaux.

mercredi 21 mars 2007

Au Future Bakery – deuxième partie

Trois œufs! Ils sont généreux au Future Bakery. Il faut croire que les étudiants à U of T ont de l’appétit. Humm je vais me régaler que je me dis. Je mets rapidement ma lecture de côté et m’apprête à prendre ma première bouchée…

Mais mon attention est rapidement détournée… Mais qu’est ce qui sent le brûlé?

« Oh my god, my paper is on fire!!!!!! » Je souffle fhouuufhoooouuuuuuuu Mais rien à faire. Les flammes restent accrochées au coin de la page « My PAPER is on FIRE!!! » Apparemment, à la vue de mon assiette, mon enthousiasme débordant me fit poser mon papier directement sur la bougie sans m’en rendre compte… Mais qu’est ce qui leur prend de mettre des petites bougies sur les tables! C’est dangereux!!! Ah oui, c’est pour l’ambiance… Les flammes se rapprochent dangereusement du texte. Je lutte seule contre le feu dans la tempête. Mon voisin de table me regarde d’un air déconcerté, il préfère ne pas s’en mêler. Ah ces Anglais! Je vois déjà les flammes se rapprocher du plafond…. J’imagine ce patrimoine commun de l’humanité torontoise parti en fumée… et tout ça à cause d’une de mes maladresses! Je dois agir et rapidement!! Vite à la cuisine! « HELP ME, my paper is on FIRE!! »

Le cuisinier Letton comprend vite; une jeune Québécoise avec un paper en feu n’est jamais bon présage. Le scénario semble sorti d’un film Hollywoodien; une femme en détresse, un homme fort, une foule ébahie: la naissance d’un héro. Le cuisinier Letton comprend vite. Il saisi cette occasion en or afin de me démontrer sa force et virilité et essaie d’éteindre le feu de ses doigts mouillés. Mais la flamme est tenace et résiste aux doigts slaves du cuisinier Letton non-viril. Il saisit alors un chaudron qui traîne, pose mon paper sur la table de cuisine et PATACLAN! Il se met à taper dessus vigoureusement. PAtAclaN « Be CAREFULL!! I have to READ this!!! » lui dis-je entre deux coups de chaudrons. PAtaclan PatAclan…

Trois coups de chaudron plus tard, le feu s’est éteint. Le coin haut droit de mon article est maintenant histoire du passé. Quelques lettres de grugées mais l’ensemble de l’œuvre d’Avritzer est sauvée.

La scène… Tu parles. Les autres étudiants au café ont eu un petit sourire de sympathie, ils comprennent… Quand tu fais une maîtrise, tes amis deviennent Jurgen Habermas, Leonardo Avritzer et Robert Putnam, et les amis c’est précieux... et il faut tout faire pour les sauver, même des flammes.

lundi 19 mars 2007

Les RDM

Trop injuste que je vous dis! Ma vie est une injustice totale, une injustice globale qui me suit au quatre coin du monde, je vais me créer mon propre mouvement social international contre les Rencontres amoureuses et flirts remplis de potentialité qui surviennent à un mois de la Fin. Un mouvement ni de gauche, ni de droite, un mouvement qui vient droit du cœur! RAFRPSUMF… pas trop accrocheur comme acronyme. Attendez laissez moi réfléchir… RDM! « Rencontre du Dernier Mois ». Alors je dit NON aux RDM! Et OUI au RPM! [Rencontre du Premier Mois] Il y a-t-il d’autres participant(e)s qui veulent se joindre à moi? Cette fois-ci, Enough! La prochaine fois que je partirai en voyage, je prendrai un billet pour un mois avec une possibilité de prolongation à l’infini, ce qui veut dire qu’il me restera toujours rien qu’un mois. Donc, si la tendance se maintient, je devrais inévitablement Le rencontrer à la fin du mois ce qui sera par conséquent aussi le début du mois – penser à un cercle… Mais franchement, là à ce stade-ci de ma vie, je n’ai envie de rien! Je veux juste garder ma santé mentale et essayer de diminuer mon stress le plus possible afin de réussir à passer au travers ma tâche allégée de travaux universitaires. Heureusement que j’ai eu des extensions pour tous mes « gros » travaux…. Je serai dans la maison des fous sinon, et j’y serai allée de mon propre gré, croyez moi! Le coût de ces extensions – my sanity.

Alors cher John, tu es mignon, je ne dis pas le contraire, et nous semblons avoir les mêmes goûts musicaux. Tu es même complice de mes achats musicaux quasi-quotidiens... Mais, il me reste deux présentations orales à préparer de même que deux Outlines et une critique de livre de trente pages.... Désolée, mais pas le temps. Et puis, ça fait sept mois que je suis ici, à Toronto, et que tu me vois déambuler devant toi, à la recherche de jolies mélodies qui trouveront refuge dans le creux de mon oreille… C’est long quand même sept mois. La prochaine fois il faut être plus vite. Advienne que pourra maintenant et tant pis pour toi. What else can I say… It’s not you, it’s somebody else.

mardi 13 mars 2007

Au Future Bakery – première partie


On est vendredi soir. Il neige sur Toronto. Je marche seule, je ne sais trop où mais je trouverai destination, je dois car il fait froid. Mes pieds gelés me conduisent au Future Bakery, à peine à cinq minutes de chez moi, au coin de Brunswick and Bloor. Le Future Bakery, c’est le café du coin où étudiants et populace se retrouvent afin de sortir de l’isolement que l’hiver impose.

Je m’assoie près de la fenêtre, question de regarder les flocons tomber tout doucement… * * * puis fondre… * * *
* silencieusement *
sur le trottoir _______
ou encore disparaître
subitement (*)
sous l’empreinte d’un piéton ( )

À ma droite quelqu’un dit ; ﻎﻈﻒﺦﺬ ﺤﺱﺇﺠﷲﯾ
À ma gauche;
Жчы Ф ұёяй зщў ќџҐњ
Derrière moi on dit; you and me baby do you want some honey
Et devant moi; … … …

Devant moi il n’y a personne.

Je croise une amie de l’université par hasard.
- Oh hey, how are you ? lui dis-je.
- Eughh I have so much grading to do… répond-t-elle d’un air découragé.
– I have plenty of lectures to do…well, good luck with that!
- Thanks…

Elle prit une table au milieu du café. Ce fut la fin de notre conversation.

Je continue de regarder la neige se disputer agressivement l’espace, ça semble se convertir en tempête … Enfin bref que je me dis, tempête ou non, j’ai plein de lecture à faire…Alors voyons voir: The Contradiction between the Foundation of Democratic Elitism and Late Processes of DemocratizationSi je ne me motive pas moi-même, personne ne le ferra.

Après avoir lu les six premières pages, j’ai commencé à avoir un peu faim… Le Future Bakery est réputé pour ses déjeuners servis jusqu’à minuit. Si on montre notre carte d’étudiant "U of T" on a même droit à un rabais… Alors vivement les déjeuners à neuf heures du soir, que je me dis!


-I’ll take the « U of T Special Breakfast » please. … … Sunny side up… … with beacon.
-Are you French? me demande le cuisinier.
-No, I’m from Québec. Are you Russian?
-No, I’m from Latvia.
-Oh

Je crois que les deux étions un peu déçu. Ce fut la fin de notre conversation.

Je me rassoie en attendant que mon plat soit prêt. Il y a des petites chandelles sur les tables… Mignons, que je me dit, ça réchauffe l’ambiance… Mais je reste de glace.

Dehors, les flocons continuent leur valse *** *** *** *** ***

J’ai toujours trouvé que l’hiver était particulièrement romantique…

Surtout lorsqu’il neige…

** * * *** * ** * *** * *
** ***** * ***** *** ** *

Et je me suis revu toute petite, frayant mon chemin dans la neige, enjambant fossés, branches, tunnels, igloo, avec mes petits bras, bougeant vigoureusement de chaque côté afin de m’aider à garder l'équilibre…


Puis une voix me dit : un flocon qui se pose sur son doigt, il faut le contempler avant qu’il ne fonde et ne disparaisse...


Il me semble que ça fait longtemps que je n’ai pas fait ça...

*** *** ************* *

« Sunny Side up with Beacon»

C’est pour moi, on m’appelle.

« L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noel et trois flocons de neige toute la terre est changée. » A. Laurendeau