À l’Université
Wow, vous êtes encore là à lire mon blog! Merci! Je ne m’y en attendais pas…
Alors comme je disais dans ma première lettre, vivement le non-engagement… Ce qui veut aussi dire dans le langage du non-dit « I’m free ». Plus la session tire à sa fin -il ne reste plus que huit semaines- plus je réalise que je ne rencontrerai jamais un gars à l’université. What can I say, it just didn’t happen….
C’est le mois de septembre. Tout le monde est fébrile au département. Une belle année en perspective que l’on se dit. Tous papotent, s’accrochent, se trouvent hot. Quand soudain, il y en a un qui s’approche de moi, le torse bombé, grand, pompeux pas à peu prêt…
- Hi, are you a Master’s or a PhD student… I’m a PhD student, my name is Ryan (Sean, Andrew, Scott, bref j’oublie). I’m studying blogs and false intimacy paradigms in the political arena, you? – heuuu Master’s…Québec. – Oh how interesting, so anyways, my friend here studies the behaviour of non-state actors in the Middle East and my other friend Sam over there is making a comparative analysis of tax reforms in Canada and Norway… Well hello Professor Berry, how are you today? … Haha, yes yes... See you soon Professor Berry, Bye bye.. hehe. Sorry, do you know him? His work is quite impressive…hehe – … …. (regard déconcerté de ma part) – Oh hello Professor Sandbrook! (Il me regarde tout fier et souriant) I know him as well, I’m always at the department!! HAhaha (rire de l’étudiant au doctorat entrain de devenir un politologue diabolique, de ceux qui se frottent le ventre tout en riant et qui rêvent de conquérir le monde). - So did I tell you I did my undergrad at… blahblah blahblah…
…Traduction française : blablablabla blablablabla blablablabla… Les mots sont toujours plus longs en français et il faut surtout enlever le “h”.
Je décroche. Voilà, ce fut mon cocktail de bienvenue.
Après une heure, I was out of there.
Il faut bien que je l’admette, ma nature profonde me pousse bien plus à glandouiller au Sonic Boom- un magasin de disques usagés au coin de chez moi- plutôt que de courir les conférences et les séminaires à U of T. Maintenant que cette année est presque complétée, je réalise que j’aurais peut être dû consacrer plus de temps à faire la tournée des rayons de bibliothèque plutôt que des rayons de disques... J’essaie toujours d’ailleurs de mettre ma main sur un CD usagée de Broken Social Scene…
En passant, je vais aller voir Babel ce soir.
2 commentaires:
Hola,
Oh my god, je te comprends! J'ai plein d'histoire semblable avec les etudiants PhD! :)I have a friend who was joking around with some PhD students and mentioned that she wants to become a shepherd (don't ask) and they turned it into a deep academic conversation: "oh yes? There's traces of nomadic life in Hungary?" etc. Trop drole!
Moi aussi je me demande souvent pourquoi je passe tout mon temps a la capoeira au lieu de la bibliotheque ou les conferences, mais, it's o.k., we need balance in our lives (that's my excuse at least). Inquietes-toi pas trop avec l'ecole, c'est une bonne experience meme si on devient pas des grands 'academics' qui passe leurs temps a parler de nomadic life. On se voit bientot! Chao!
haha
i hear you girlfriend
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