Trois œufs! Ils sont généreux au Future Bakery. Il faut croire que les étudiants à U of T ont de l’appétit. Humm je vais me régaler que je me dis. Je mets rapidement ma lecture de côté et m’apprête à prendre ma première bouchée…
Mais mon attention est rapidement détournée… Mais qu’est ce qui sent le brûlé?
« Oh my god, my paper is on fire!!!!!! » Je souffle fhouuufhoooouuuuuuuu Mais rien à faire. Les flammes restent accrochées au coin de la page « My PAPER is on FIRE!!! » Apparemment, à la vue de mon assiette, mon enthousiasme débordant me fit poser mon papier directement sur la bougie sans m’en rendre compte… Mais qu’est ce qui leur prend de mettre des petites bougies sur les tables! C’est dangereux!!! Ah oui, c’est pour l’ambiance… Les flammes se rapprochent dangereusement du texte. Je lutte seule contre le feu dans la tempête. Mon voisin de table me regarde d’un air déconcerté, il préfère ne pas s’en mêler. Ah ces Anglais! Je vois déjà les flammes se rapprocher du plafond…. J’imagine ce patrimoine commun de l’humanité torontoise parti en fumée… et tout ça à cause d’une de mes maladresses! Je dois agir et rapidement!! Vite à la cuisine! « HELP ME, my paper is on FIRE!! »
Le cuisinier Letton comprend vite; une jeune Québécoise avec un paper en feu n’est jamais bon présage. Le scénario semble sorti d’un film Hollywoodien; une femme en détresse, un homme fort, une foule ébahie: la naissance d’un héro. Le cuisinier Letton comprend vite. Il saisi cette occasion en or afin de me démontrer sa force et virilité et essaie d’éteindre le feu de ses doigts mouillés. Mais la flamme est tenace et résiste aux doigts slaves du cuisinier Letton non-viril. Il saisit alors un chaudron qui traîne, pose mon paper sur la table de cuisine et PATACLAN! Il se met à taper dessus vigoureusement. PAtAclaN « Be CAREFULL!! I have to READ this!!! » lui dis-je entre deux coups de chaudrons. PAtaclan PatAclan…
Trois coups de chaudron plus tard, le feu s’est éteint. Le coin haut droit de mon article est maintenant histoire du passé. Quelques lettres de grugées mais l’ensemble de l’œuvre d’Avritzer est sauvée.
La scène… Tu parles. Les autres étudiants au café ont eu un petit sourire de sympathie, ils comprennent… Quand tu fais une maîtrise, tes amis deviennent Jurgen Habermas, Leonardo Avritzer et Robert Putnam, et les amis c’est précieux... et il faut tout faire pour les sauver, même des flammes.
3 commentaires:
Salut Helene!
Trop drole cet histoire! LOL! Courrage pour la fin de tes etudes. Dans peux de temps ce sera l'ete, la vie en appart, la fiesta montrealaise et les retrouvaille de tes cher ami(e)s!
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