Je réalise que je ne parle jamais de ce que j’étudie ; la science politique (j’ai mis science en italique car j’ai des doute quant à savoir si c’est réellement une science…). C’est vrai que je ne met jamais mes études à l’avant plan. D’un côté, il y a les études, et de l’autre ma Vie, mes amis… enfin, il y a Tout. Je n’ai jamais centré mon identité sur mes études et je préfère garder ça comme ça.
Mais bon, pour revenir à la science po maintenant que j’ai envie d’en parler, une des raisons pour laquelle j’en parle justement pas c’est que je trouve que c’est devenu assez difficile d’en parler… Il faut avoir lu tel ou tel auteurs, être à jour dans la recherche, la panoplie de théories, les définitions qui changent à chaque nouvelle parution, les tendances science po… (Maintenant, c’est très tendance de parler de « participation politique». Ça parait simple, mais croyez moi, il existe pleins de définitions et de bouquins qui tentent de comprendre la participation; qu’est ce qui cause la…. Quelles sont les conséquences de la… Il y a-t-il une corrélation entre la…. et les cycles économiques et les régimes politiques… Vous voyez le genre.) J’avoue que la (science) politique peut ne pas plaire à tout le monde, mais bon, je suis quand même contente de l’avoir fait, c’est-à-dire de m’être rendue aussi loin dans quelque chose, d’y avoir réellement pris goût à un moment donné…
Pour revenir à mon sujet initial, la science po, alors ce qui est important en science po (comme dans toutes discipline), c’est de tout remettre en question tout le temps en sachant pertinemment qu’il n’y a pas de réponse certaine. Alors c’est permis, et même grandement apprécié, d’inventer des définitions lorsque les définitions existantes ne nous conviennent pas, de rédiger des textes où l’on s’enfarge dans les fleurs du tapis phrases après phrases, et finalement d’insulter les économistes qui se croient meilleurs tout en rouspétant dans notre coin « j’aurais du étudier en économie….grrr ».
Pour continuer sur cette lancé science po avant que je ne me tanne, je vais parler de mon travail… Je suis présentement entrain de rédiger un texte qui trace un parallèle entre le Parti des Travailleurs au Brésil et les idéaux de la révolutions Française… En fait, j’essaie de tracer un parallèle, mais rien n’est garanti… Comme vous voyez, c’est palpitant! Je m’arrête tout de suite afin de vous laissez languir et que vous me bombardiez de commentaires m’en demandant plus….
Des heures et des heures de lectures et de rédactions, le tout, pour que ma prof lise mon travail une fois (au mieux deux) et que d’un petit coup de main, hop, elle le foute au recyclage!! Photocopies après photocopies, rédaction après rédaction, j’ai l’impression que je ne fais que nourrir les bacs de recyclage… Moi, j’encourage le Recyclage! VIVEMENT LE RECYCLAGE!! C’est au nom des PETITS BACS VERTS que je fais ça!! Les enfants pauvres qui marchent sans soulier, qui sniffent de la colle et lèchent les vitrines de restaurants, ce n’est pas vraiment important après tout… J’ai comme oublié que c’était ça ma motivation au départ. U of T m’aura enseigné qu’il est beaucoup trop tard de toute façon…
Tout compte fait, la science politique, c’est une forme de masturbation intellectuelle qui ne me fait plus jouir.
Enfin bref, je ne sais plus trop ou j’en suis avec tout ça… Je garde les questions pour plus tard, lorsque j’aurai terminé ma maîtrise… Un jour que je me dis, un jour. Et puis je me console en me disant que ma maîtrise me sera peut être utile à 45 ans… ou peut être même l’année prochaine… Finalement, je fais juste ça au cas où…