Demain, je m’en vais. Je n’aurais donc jamais terminé la murale d’arbre printanier dans ma chambre. Une œuvre colorée que j’avais entamé à 21 ans, dans un moment d’inspiration, et qui restera à tout jamais inachevée. J’y reviendrais peut-être, si un jour comme ça, j’ai une envie pressante de mélanger des couleurs, monter dans un escabeau et laisser aller mon pinceau sur le mur… Sait-on jamais. Une dernière petite danse loufoque avec ma sœur dans ma (sa) chambre : « la danse des genoux » (à essayer seulement dans l’intimité de votre chambre avec des gens qui vous aiment de façon inconditionnelle ou qui sont saouls). Un dernier petit déjeuner préparé par ma mère avec tendresse. Une dernière petite prise de tête avec mon père « Viens faire tes rapports d’impôts! »« Laisse moi dormir!!»
Ce furent 25 bonnes années quand même, que je me dis… Évidemment, il y eu les moments difficiles... Je pense notamment à quand j’avais 21 ans, que j’étais mal dans ma peau, que je me questionnais sur tout, que je pensais que partir était la solution… J’avais tort. La naïveté des vingt ans, et si c’était ça le bonheur justement?. Il y eu aussi des lendemains meilleurs… Il y eu plein de bons moments en fait… Mais évidemment, c’est toujours plus difficile de parler des moments de bonheur… Serait-ce parce qu’il sont éphémères, légers… fragiles? Qu’ils ne durent qu’un instant et que lorsqu’on s’en souvient, cela fait souvent mal...
Enfin bref, ce n’est jamais blanc sur blanc ou noir sur noir, ce serait une façon trop monochromatique d’exprimer les choses. La réalité demeure beaucoup plus complexe, ce n’est ni même noir sur blanc (malgré que mon blogue lui, soit blanc sur noir). Quoique vivre dans une éternelle zone grise n’est guère meilleur... Alors, noir, blanc, gris, gris foncé ou gris pâle, demain j’ai un loyer à payer, trois nouveaux colocs, un proprio, un frigo et un lit qui restent à remplir… Ce furent 25 bonnes années quand même… Et tout finit par arriver à bonne heure.
Alors, retour à la case départ
Demain je m’en vais.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire