Récit d’une jeune femme à l’esprit libre

Ses périples quotidiens, tumultes amoureux, angoisses de mi-vingtaine, moments de délire et bien d’autres impertinences

mardi 27 février 2007

Le Burlesque

L’autre soir Sarah et moi sommes allées voir un show burlesque près de chez moi. Trois minutes plus tard, nous avions compris qu’il s’agissait non pas d’un show burlesque comme il y en a à tous les coins de rue, mais bien de burlesque lesbien : un concept érotico-théatral et avant gardiste où elle et elle se partagent allègrement la scène.

L’intrigue est simple : Elle se dénude, Elle tourne autour du poteau, Elle envoie un clin d’œil à L’Autre, L’Autre lui cours après, Elle tombe du stage (aouch). Elle et L’Autre s’embrassent… Et comme si ce n’était pas assez, elles recommencent leur petit jeu avec quelques légères variations érotiques…!

Elle : Non, c’est moi qui peut lever ma jambe dans les airs le plus haut!
L’Autre : Non, c’est moi!
L’Autre-Qui-Sort-de-Nulle-Part: Regarde, je gambade toute légère, les pantalons par terre et les seins à l’air. La la la ----

Dérapage ou mise-en-scène osée?

Je ne saurais quoi dire. Toutes deux étions bouches bées. Qui a dit que Toronto était une ville conservatrice?

Nos réactions après le show :

« Allez vous rhabillez gang de toutes nues! » « Toi, vas t’acheter un soutien gorge … Toi là, arrête de me pogner les fesses! « Sarahhhhhh aide moi !!! »

dimanche 25 février 2007

Le House-Party

Hier je suis allée dans un house-party prêt de chez moi. Je ne sais pas si j’ai aimé ou non. En fait je pense que généralement, je n’apprécie pas les house-parties à moins que je ne connaisse 50 % des personnes qui s’y trouve.

Des gens saouls partout qui se marche sur les pieds, qui disent des conneries, qui te regarde de haut en bas, qui prennent des photos de toi, des flash qui te font voir plein de petits carrés verts, la copine de ton coloc qui essaie de devenir ton amie, des conversations insignifiantes -Do you have a tatoo? -No, no I dont, do you? (pas que ça m’importe particulièrement), des Allemands en échange qui dansent sur un petit beat techno, un Américain qui fuit son pays, des Asiatiques qui veulent se démarquer par leur style flyé, des Ontariens tous plus banal les uns que les autres, et le comble, une bière qui tiédie rapidement. Enfin bref.

Il y eu quelques tentatives de discussions, puis je me suis lassée. J’ai fait le tour une dernière fois, accompagné une amie dehors le temps d’une cigarette, fini ma bière tiède d’un coup, pris mon manteau, et je suis rentrée chez moi. J’ai même pas dis bye à personne.

vendredi 23 février 2007

Nouveau Domaine

L’autre jour je suis allée prendre un café avec Sarah et on a eu une idée de génie!

Il devrait y avoir un domaine « .sti »

« Sti » pour hostie. Et ce afin de rajouter plus de caractère aux sites web Québécois.

Il pourrait y avoir un site du genre www.bonjourquebec.sti

Ou encore www.vivelequebeclibre.sti

Et pour les mordu de Myspace et/ou Facebook

www.monespace.sti et www.checkluilatronche.sti

Nouveau rajout : www.ihatetoronto.sti

mercredi 21 février 2007

Mais qui est La Cantatrice Chauve?

Petite clarification tirée de Wikipédia

Lorsqu’on évoque aujourd’hui le nom d’Eugène Ionesco, on pense d’abord à son théâtre et à la vague d’innovation dramatique de l’après-guerre qui l'accompagne. On songe aussi, presque immédiatement, à La Cantratrice Chauve et à La Leçon, que le Théâtre de la Huchette n’a cessé de jouer depuis 1957. Des termes génériques nous viennent ensuite à l’esprit, comme le « théâtre de l’absurde » ou le « théâtre de dérision ». Mais qui eût pu dire en 1938 que le jeune critique roumain, deviendrait un jour l’un des piliers du Nouveau Théâtre ? Et qui eût osé penser en 1950 que le modeste auteur de la Cantatrice chauve serait un jour couronné d’un succès mondial incontesté ? Tout porte à croire que le dramaturge subversif a été emporté par le discours critique qui a entouré sa création originale, et est devenu à son tour partie intégrante de la tradition littéraire ou, pour reprendre sa propre formule, du « classicisme ».

Les personnages : Mme Smith, Mr Smith, Mme Martin, Mr Martin, le Pompier, et un certain
Bobby Watson

dimanche 18 février 2007

Le hummus

Après avoir goûté à plusieurs sortes de hummus, j’en viens à la conclusion que le hummus torontois contient plus d’ail que le hummus montréalais. J’irais jusqu’à dire que c’est quasiment de l’ail à l’hummus. Il faudrait trouver un juste millieu, et rapidement. Quelqu’un se porterait-il volontaire afin de goûter le hummus de Kingston?

jeudi 15 février 2007

Réflexion sur la Saint – Valentin et L’Illusion amoureuse II

À l’Université

Wow, vous êtes encore là à lire mon blog! Merci! Je ne m’y en attendais pas…

Alors comme je disais dans ma première lettre, vivement le non-engagement… Ce qui veut aussi dire dans le langage du non-dit « I’m free ». Plus la session tire à sa fin -il ne reste plus que huit semaines- plus je réalise que je ne rencontrerai jamais un gars à l’université. What can I say, it just didn’t happen….

C’est le mois de septembre. Tout le monde est fébrile au département. Une belle année en perspective que l’on se dit. Tous papotent, s’accrochent, se trouvent hot. Quand soudain, il y en a un qui s’approche de moi, le torse bombé, grand, pompeux pas à peu prêt…


- Hi, are you a Master’s or a PhD student… I’m a PhD student, my name is Ryan (Sean, Andrew, Scott, bref j’oublie). I’m studying blogs and false intimacy paradigms in the political arena, you? – heuuu Master’s…Québec. – Oh how interesting, so anyways, my friend here studies the behaviour of non-state actors in the Middle East and my other friend Sam over there is making a comparative analysis of tax reforms in Canada and Norway… Well hello Professor Berry, how are you today? … Haha, yes yes... See you soon Professor Berry, Bye bye.. hehe. Sorry, do you know him? His work is quite impressive…hehe – … …. (regard déconcerté de ma part) – Oh hello Professor Sandbrook! (Il me regarde tout fier et souriant) I know him as well, I’m always at the department!! HAhaha (rire de l’étudiant au doctorat entrain de devenir un politologue diabolique, de ceux qui se frottent le ventre tout en riant et qui rêvent de conquérir le monde). - So did I tell you I did my undergrad at… blahblah blahblah…


…Traduction française : blablablabla blablablabla blablablabla… Les mots sont toujours plus longs en français et il faut surtout enlever le “h”.

Je décroche. Voilà, ce fut mon cocktail de bienvenue.
Après une heure, I was out of there.

Il faut bien que je l’admette, ma nature profonde me pousse bien plus à glandouiller au Sonic Boom- un magasin de disques usagés au coin de chez moi- plutôt que de courir les conférences et les séminaires à U of T. Maintenant que cette année est presque complétée, je réalise que j’aurais peut être dû consacrer plus de temps à faire la tournée des rayons de bibliothèque plutôt que des rayons de disques... J’essaie toujours d’ailleurs de mettre ma main sur un CD usagée de Broken Social Scene…

En passant, je vais aller voir Babel ce soir.

mercredi 14 février 2007

Réflexion sur la Saint-Valentin et l’Illusion Amoureuse I

Il parait que c’est la Saint-Valentin. Tiens donc, j’ai une envie folle et soudaine de me bourrer de chocolat. Depuis quand fait-on un lien entre la Saint-Valentin et le chocolat? C’est comme Noël et les sapins… En fait non, c’est pas vrai, j’ai pas plus envie de chocolat aujourd’hui que n’importe quel autre jour. Je ne m’en rappelais même pas que c’était la Saint-Valentin. C’est le chum à mon coloc qui me l’a dit. Lui il est amoureux. Il s’en rappelle… hum hum c’est chaud. Ici à Toronto, ça fait deux semaines que les gens fêtent la Saint-Valentin. J’ai l’impression que c’est vraiment devenu une fête pour personnes occupées, du type qui écrivent tous leurs moindres déplacements et engagements dans un petit agenda, un Palm ou un Blackberry…

February the 14
Things to do
Say I love you

Moi cette année, je boycotte.
-Tu ne veux pas t’engager?
-Moi non plus!

Tu ne t’attendais pas à ça hein… Le temps est révolu!! Bonjour la mi-vingtaine!! Bonjour les amants, les flings et les flops!

Pourquoi s’engager quand on peut TOUT vivre sans engagement? L’autre soir, j’écoutais « Les bons conseils de Catherine » et elle disait, qu’avant, quand on voulait vivre quelque chose avec quelqu’un, on n’avait pas le choix de s’engager (mais quelle sagesse). Maintenant, quand on est sur le point d’avoir 25 ans, on réalise que ça ne sert plus à rien. Pourquoi s’engager (attention on ne parle même plus d’amour, on parle « d’engagement ») quand on peut vivre les mêmes émotions et moments sans aucun engagement…!

Le non-engagement, c’est la crise de la mi-vingtaine.

On peut faire semblant d’être un couple; tu fais le gars et moi la fille. Est-ce qu’on peut s’aimer sans s’engager? Sinon je me désengagerai de notre désengagement. De toute façon, je pars demain. Je prends le bus, l’avion, le train, je ne sais plus... Mais je connais l’histoire. C’est toujours plus simple de partir que de rester. Ça évite bien des discussions sur le pourquoi, le quand et le comment de « nous deux ».

Ceci est une histoire vraie.

J’ai décidé de la partager avec vous car on entend rarement parler des amours contemporains à la Saint-Valentin et on pense que tout le monde autour de nous vit dans le monde de Disney.

Sur ce, je souhaite une bonne Saint-Valentin à tous ceux qui s’aiment réellement et aussi à tous ceux qui s’aiment sans s’engager... des fois c’est quand même mieux...