Récit d’une jeune femme à l’esprit libre

Ses périples quotidiens, tumultes amoureux, angoisses de mi-vingtaine, moments de délire et bien d’autres impertinences

samedi 28 avril 2007

Of Montreal

Me voici donc de retour à Montréal. Dix jours déjà à flâner dans les rues, à briser quelques verres à la job, à faire des boites et le ménage dans mes papiers, mes souvenirs… Quels jeter et quels garder? À 22 ans, partir était ma priorité. Je voulais découvrir le monde (c'est-à-dire foutre le camp), une vraie obsession (un malaise aussi). Je reviens finalement à 25 ans, retrouver à nouveau qui je suis… La boucle vient de se boucler, et je l’ai bouclé moi-même.

Une autre coïncidence étrange vient d’arriver. La semaine dernière, j’ai rencontré une fille sur une terrasse, une danseuse, qui connaissait ma meilleure amie du primaire. Je lui ai demandé de me donner son numéro de téléphone afin de l’appeler cet été… Quelques jours plus tard, j’allai prendre une bière à la Casa del Popolo, et elle y était justement, mon amie… Étrange de la revoir ainsi, quelques jours après que j’eu mentionné son nom… On ne s’était pas croisé depuis au moins 4 ans… On aurait donc finit par se retrouver d’une façon ou d’une autre. La vie est ainsi faite. On dit que le hasard fait bien les choses, encore faut-il qu’il les fasse… Et encore faut-il qu’on ait le courage d’aller voir derrière la porte que le hasard vient d’ouvrir avant qu’elle ne se referme. Je déménage au coin Boul St-Joseph et Esplanade, est-ce un hasard ou non? En fait, on se fout un peu des lieux, ce qui compte dans le hasard, ce sont les rencontres... et parfois, je les aime.


jeudi 26 avril 2007

L'emploi d'été


-Julia, aide moi, je dois me trouver une job!
-Premièrement, enlève que tu es entrain de faire une maîtrise, ils ne vont pas t’engager. Dis juste que tu as un bacc… Enlève aussi tous tes stages, c’est pas pertinent… T’avais pas travaillé dans un Café Dépôt à un moment donné?
-Heuu oui, mais ça fait 5 ans et j’ai lâché après un mois…
-Bon ok rajoute ça. T’as pas été barmaid dans un bar en Suède?
-Heuuu oui mais ça fait deux ans et c’était un bar étudiant. On était rémunéré en alcool : 6 heures de travail pour 8 bières ou 2 bouteilles de vin. L’alcool est tellement cher en Suède que plein d’étudiants s’improvisaient barmaid/man…
-On s’en fou, c’est des détails. T’as déjà été barmaid dans un bar en Suède, c’est ce que tu leur dis.
-ok…
-Ben, je pense que ça devrait aller… Viens, on va faire des photocopies et je t’accompagne pendant que tu vas porter tes CV.

*********


Ma recherche porta fruit. Le lendemain la gérante du resto-bar « Au près de ma blonde » m’appelait pour me dire de rentrer.


-Comme ça, t’as déjà été barmaid?
- Heuu oui, mais c’était en Suède… Je suis allée étudier et je travaillais dans un bar le soir deux fois par semaine. On faisait des drinks assez complexes…
- Ok on va te mettre au bar.
-Comment vous préparez votre Sangria ici? Triple Sec et Captain Morgan, c’est tout? Si je sais servir de la bière? Oui oui pas de problème. Et des Martini? Humm j’ai déjà commandé un Martini mais j’en ai jamais fait moi-même…Mais vas-y, je te regarde pendant que t'en fait un. (C’est à ce moment que j’ai appris qu’il y a beaucoup plus de gin que de martini dans un Martini).


Cinq pintes et deux pichets de Sangria plus tard, j’avais presque l’air d’une pro….


-Tu peux venir demain?
-Oui oui, pas de problème, à quelle heure?

*********

Je viens juste d’arriver chez moi, après avoir passée huit heures à servir de la bière, de la Sangria et des drinks. Trop claquée… Demain, j’y retourne. Malgré que la paie soit raisonnable, il ne faut pas que j’oublie un truc; mon but, c’est pas d’être la serveuse de l’heure sur la rue St-Denis, c’est de finir ma maîtrise… Et il faut que je m’y mette bientôt.

Resto-bar "Au près de ma blonde"

3845, Rue St-Denis, coin Roy

Passez me voir!

lundi 23 avril 2007

Le tête-à-tête

Hummm (je réfléchis longuement durant quelques secondes), devrai-je aller au show sold-out de Jacquemort à la Sala Rosa en espérant me faufiler dans la foule tout en retenant mon souffle, ou devrai-je plutôt aller chez des amis qui font un petit party? J’opte pour les amis, j’irai voir Jacquemort une autre fois que je me dis.

« Et puis c’était comment Toronto? T’es contente d’être rentrée? » « Toronto, bof… Mais ouais, ça va, je suis contente d'être de retour. Je me cherche une job… Je sais plus trop ce que je veux faire dans la vie…Peut-être écrire. Je réalise que j’aime vraiment ça. On va voir… ». Quelques secondes plus tard, me sentant déjà très à l’aise, je pris une bière dans le frigo. Puis, je me servi une boisson orange trop sucrée qui n’eu droit qu’à quelques gorgées « C’est donc ben sucrée…Qu’est ce que vous faites avec ça?» Je mis le drink orange de côté et continuai avec le drink brun vraiment weird que Michael me prépara. «ça goûte bizarre ton truc, c’est quoi au juste? » « Attends, je vais t’arranger ça... » Même la version amélioré était douteuse, mais je bus quand même. Le tout suivi d’un verre de vin, d’une autre bière, du drink orange trop sucré, et de quelques gorgées de je ne sais plus trop quoi qui traînait sur la table...

Après un petit moment, « … Charles… … …. Je me sent vraiment pas bien… »

Et c’est comme ça, à coup de mélanges douteux, que je me suis retrouvée en tête-à-tête avec le bol. Très chic. La classe incarnée. Heureusement qu’il n’y avait que mes bons amis, eux seuls ont droit à ce genre d’honneur.

Le lendemain matin je me suis réveillée sur le canapé d'Emil, la tête dans le cul… Après avoir zappée jusqu’au poste 300 sans avoir trouvé une émission intéressante à regarder - Quoi, comment ça se fait qu’il n’y a plus rien au poste 301? Emil, je suis vraiment trop déçue, tu n'as que 300 postes de télévision?!?! Quand même, je m'attendais à plus que ça de ta part... - je me suis dis que je devrais songer à rentrer…

Quand soudain, mon cellulaire sonne… Tiens tiens, intéressant…

mardi 17 avril 2007

Voilà, ainsi ce termine le chapitre « Bonheur et Malheur à U of T ». Cette ballade aura pour le moins réveillée la plumme qui sommeillait en moi. Qui sait qu’adviendra à cette chère Cantatrice Chauve… Je lui souhaite de nouvelles aventures, péripéties, moments de joie et de tristesse, et bien sur d’amour…

Tiens il est 9 heures...

Sur le chemin du retour (au Mc Do)

Oh my god!! Passez moi mes lunettes, donnez moi une loupe quelqu’un! Est-ce bien le mot latin disjejunare qui est écrit sur le napperon du Mc Do?? Attention ai-je bien dit un mot en latin sur le napperon en papier du Mc Do? Je regarde autour de moi afin de confirmer avec d'autres clients-consommateurs l'exactitude de ce fait mais personne ne semble remarquer l'importance cet écrit historique qui se trouve sous notre nez. « Papa, regarde ça! C’est écrit en latin sur le napperon en papier!!» « ouais ouais, c’est ça… mange tes frittes à la place...» Et il déverse allégrement le ketchup sur le napperon sans porter d'attention particulière mon air ébahi et à mes yeux complètement exorbité « Non!!! » Je regarde la tâche rouge de ketchup conquérir l’espace… « Je voulais garder le napperon…. » lui dis-je d’un air déçu. « Tu iras en demander un autre… » Ahhh mon papa, il a toujours plein de bonnes idées. Et elle trempa allégrement trois frites dans le ketchup et les engouffra généreusement dans sa bouche en pensant « Ahh, les frites du Mc Do, mais quel délice intergénérationnel, transcontinental et intemporel...» … … …


… … … Mais non, je ne pensais pas vraiment ça. Je pensais sûrement à un truc tout simple du genre « Humm elles sont vraiment bonnes ces frites ». Et pour tout avouer, j’étais bien trop occupée à alterner chaque bouchée de Big Mac avec une bouchée de frite pour penser à quoi que ce soit… Tout en m’exclamant tout bas lorsque mes doigts extirpaient une longue frite du casseau. Puis, vers la fin, confirmer mon goût très raffiné pour les petits bouts de frites croustillants et salés... Voilà c’est dit. (Elle rougit) Quoi qu’il en soit, malgré que je connaisse de nombreuses personnes qui aimeraient bien décapiter Ronald, j’en connais bien peu qui n’aiment pas les frites du McDo. Fin de l’aparté sur les frites.

Alors comme je disais, le mot disjejunare, apparaît sur mon napperon et j’en perds tout mon latin. J’inclus même une photo pour votre plus grand plaisir.



Pouvez-vous lire? Attendez je recopie le texte.

Wake up kids, dinner’s ready.
It’s believed the word breakfast comes from the Latin word disjejunare, meaning to break the fast of the prior evening. Later, the word was shortened to disner in Olde French, which translate to dinner in English. So, the word dinner actually means breakfast.”

Un napperon qui à première vue semblait si insignifiant… Non seulement Ronald semble être au régime (on m’a offert de remplacer ma frite par une salade - une offre que j’ai gentiment déclinée) " No thanks, I will have the french fries please" mais en plus il se veut intelligent! Ronald serait-il allé à U of T? En plus c’est un texte qui s’adresse aux enfants, et nous savons tous que les enfants, c’est l’avenir… Quoi qu’il en soit, j’étais quand même surprise par cette stratégie de marketing qui mise sur l’intellect plutôt que sur le sensoriel « Mc Donald’s Now Light and Smart! » Il y aura-t-il une suite…? Quel nouveau mot latin nous apprendra le prochain napperon-papier? Cela reste à voir… Moi qui va si souvent au Mc Do.


Le latin, la langue d’un empire qui refuse de mourir....

jeudi 12 avril 2007

Bilan

Alors voilà, ainsi se termine ma ballade à Toronto…. Après huit mois, je peux conclure

-Que je déteste étudier - ça m’a juste pris huit ans avant de réaliser ça…

- Que j’ai des penchants marxistes – non pas en ce qui a trait au renversement du système capitaliste mais plutôt en ce qui a trait aux mouvements sociaux dans les sociétés largement inégalitaires… Que voulez-vous, j’ai toujours eu un faible pour les barbus!

-Que Toronto, en tant que tel, n’est pas ci pire que ça

-Que je vais m’ennuyer du Sonic Boom et de John, mon conseiller musical préféré, également connu comme « le cute vendeur »

- Que je vais m’ennuyer des blagues de Simon, mon coloc intellectuel, bisexuel et excentrique « Who’s my little favorite? » Serait-ce moi?

- Et aussi de son copain Nevil qui m’épatera toujours par sa capacité de décoder les mots-croisés… Un génie je vous dis!

-Des restes de pâtes à Matthias que je mange en cachette lorsqu’il n’est pas dans la cuisine... Le secret est dans la sauce! Et il l’emportera avec lui…. Danke Shun!

- De mon étagère « ouverte » où pantalons, camisoles, CD, bas de nylon, maquillage, livres et articles scientifiques se côtoient à la vue de tous – impossible de cacher ma nature désorganisée…

- Du numéro 19a S au resto Vietnamien du Quartier Chinois. « A » pour Poulet, évidement…

-Des moo-chis aux red-beens de la pâtisserie directement en face de ce même resto

-Des gros-raisins du Quartier Chinois

- Des restos sushis sur la rue Bloor – Oubliez Sushi on Bloor, Generation Sushi est bien meilleur!

- Du Kensington Market : ses friperies, fruits et légumes, junkies, et bien sur, ses incontournables « Cheese boys »

- Du Honest Ed qui m’a nourri à si bon prix… Merci Ed, j’irai coller ma photo sur le mur derrière la caisse, à côté de Céline…

- De l’imprimante gratuite au département – ils disent qu’ils sont cassés à Uof T, mais c’est pas vrai, ils ont plein de cash ces Anglais…

-De Nathan & Frieda, mes deux seuls bons amis qui sont tombés amoureux l’un de l’autre… Love is in the air. Si c’est possible à Toronto, alors je garde espoir…

- Du Future Bakery et de ses déjeuners « Spécial U of T » à 3,71$ exactement – à ce prix je ne cuisine plus.

- Et évidemment, de Sarah et Chrissy... Je penserai à vous les filles! Bonne chance dans vos études!! Ne lâchez pas!


Alors voilà, je pense que c’est tout.

Tout compte fait, si je mets les gros-raisins et les humains sur un pied d’égalité, je m’ennuierai seulement de treize éléments. J’aurai également fait trois réalisations importantes, les trois premières dans la liste. Apparemment, je n’aurai pas développé de liens sentimentaux et poétiques très profonds envers cette ville… Du style « je vais m’ennuyer de voir ma roue de bicyclette laisser sa foulée sur ce tapis de feuille qui revêt mon chemin…». On ne peut essayer de recréer l’histoire…

Toronto
I came, I saw, I went

veni, vidi, vadi

( Vous voyez, mon lien vers les phrases en latin est utile! Je vous le dis, le latin c’est la nouvelle tendance 2007.... oui oui. )

mercredi 11 avril 2007

Aujourd’hui


Café, café, café.
Photocopies, photocopies, photocopies.
Lecture, lecture, lecture.
Ménage, ménage, ménage.
Valises, valises, valises.
Vite, vite, vite!



vendredi 6 avril 2007

Les Lapins et les Dragons

Vendredi 6 avril. Je me réveille précipitamment. Déjà 8h27! Merde, je suis presque en retard. Vite. J’enfile ma paire de jeans, t-shirt, bottes, fard à joues. Je ne prends même pas la peine de manger. J’achète un croissant au fromage au métro Bathurst comme je fais d’habitude lorsque je suis en retard…. Westbound to Dufferin. J’arrive à l’école. 9h20. Fermé!! Pas un seul enfant à des kilomètres à la ronde. Comment ça fermé?? Pourquoi personne ne m’a dit qu’il y avait une journée pédagogique aujourd’hui!?!? Je me suis réveillée pour rien! Bon, maintenant que je suis levée, aussi bien faire de quoi… Je vais aller magasiner. Les vendredis c’est ma journée off. Je fais tout sauf travailler sur des travaux universitaires. Je rebrousse donc chemin. En plus il neige et j’ai froid. J’aurai pu être dans mon lit que je me dis…


Back to Dufferin subway. Westbound to Bloor and Yonge. Quoi? Sherbourne… Il a un nouvel arrêt sur la ligne? Depuis quand?? Ils sont vraiment trop efficace les Anglais... Ah merde, je suis passée tout droit. Il faut croire que je suis encore endormie. U-turn. Eastbound back to Bloor-Yonge. Southbound to Dundas. Enfin, j’arrive au Temple du Consumérisme Rampant – le Centre Eaton. La tentation. Quoi, fermé?!? Comment ça fermé un vendredi?? On n'arrête pas si facilement cette machine capitaliste sans répit… Quelle force supérieure aurait pu contraindre ce Temple à fermer ses portes? Des terroristes? des extra-terrestres? Stephen Harper? Le Seigneur ? Ça y est, j’allume. C'est la faute du Seigneur. C’est Pâques, on est Vendredi Saint… J'ai complètement oublié… Le Seigneur viens de mettre les freins au capitalisme et en même temps vient de m’empêcher de dépenser ma mince paie… Petit coquin, va. Qu’est ce que je fais maintenant, hein?

J’ai quelques questions à propos de Pâques à poser au Seigneur. Toi qui sait tout, peux-tu bien me dire pourquoi un lapin? Et de deux, qu'est ce qu'un lapin fait avec des oeufs en chocolat? Où prend-t-il ses œufs, il les vole aux poules? C'est complètement incohérent et louche ton affaire. Je ne sais pas qui gère ton image... Tu dis...?

"On trouve des traces du «lapin de Pâques» jusque dans l’Antiquité, 3500 ans avant Jésus-Christ. Au départ on parlait plus d’un lièvre, symbole d'abondance et de prolifération. L'oeuf est un symbole d'une nouvelle vie. La tradition d'associer le lapin et les œufs serait d'origine allemande et alsacienne et celle de les offrir en chocolat serait une initiative des commerçants du XVIIIe siècle qui trouvaient l'idée intéressante après les privations du carême. Donner des oeufs en cadeau à Pâques ou pour célébrer l'arrivée du printemps, est une tradition installée depuis des centaines d'années."

Halleluia! The Lord has spoken.

Je dois avouer que ça me surprend quand même. Toronto, une des villes les plus politically correct reconnaît encore Pâques, une fête religieuse… Qui l’eu cru? Bon, lapin ou non, j’ai vraiment envie de magasiner… Je vais aller dans le coin des artistes athés - Queen West. Quelques friperies plus tard, toujours rien de convaincant. Je me dirige donc vers le Quartier Chinois, évidemment toutes les boutiques sont ouvertes et aucune trace de Lapin, il n’y a que des Dragons.

Moi cette année, je boycotte les oeufs en chocolats. Je vais m’acheter des moo-chi aux reds beans à la place – une confiserie chinoise. Au diable le Lapin. Vive les dragons.

Le moo-chi. Amen.


mercredi 4 avril 2007

M pour Magique

On est finalement le jour M
M pour plein de trucs…

Je ne sais pas trop à m’attendre… à quoi penser. De toute façon je vais arrêter de penser – ça fait huit mois que fais juste ça. Alors j’ai décidé de porter ma petite robe noire que ma sœur m’a achetée. On ne peut jamais se tromper avec une petite robe noire (un peu moulante) que je me dis. J’ai également opté pour les cheveux lises et un maquillage naturel, je préfère garder ça simple… Évidemment, je porterai mes éternelles bottes de cowboys qui semblent cimentées à mes pieds.

Je vous dis un secret : ces bottes sont magiques! Elles me font parcourir les endroits les plus merveilleux de ce monde, elles me poussent toujours à m’aventurer dans des endroits méconnus, me conduisent vers des gens intéressants, me font voyager jusqu’au bout de la nuit, se déchaînent au son de la musique… Elle me font paraître plus grande que je ne le suis réellement, elles me font marcher plus rapidement que les autres piétons, elles n’ont peur ni du froid ni de la chaleur, et dans certains cas, elles deviennent même un outil de séduction insoupçonné… Serait-ce ma botte qui taquine ton pied sous la table ? Coquines arrêtez. Elles sont magique, c’est vrai, croyez moi!

Dorothée avait des escarpins rouges scintillants, moi j’ai des bottes de cowboys trop usées.

Alors, Ferme les yeux. Pense fort. Trois petits coups de talons. Et hop… dans le cyclone.


Follow the yellow brick road… until you reach The Phoenix.
In 10 days, tap your heels together and repeat the words
'There's no place like home'
'There's no place like home'
'There's no place like home'

Je vous le dis, elles sont magiques!!



mardi 3 avril 2007

Constatations sur ma situation personnelle et sociale suite aux élections provinciales au Québec

Je suis entrain de lire quelques blogues sur Cyberpresse… (Je devrai être entrain de préparer ma présentation orale de jeudi, mais j’en ai marre…)

À croire ce qui se dit, je dois être le prototype de la personne la plus détestable au Québec.

-Je viens de la ville et plus particulièrement de le Forteresse Plateau-Mile-End - « born and raised » comme on dit.

-Je suis assez scolarisée - je ne cacherai pas que je fais une maîtrise en Économie Politique du Développement International, surtout dans université anglophone et Canadienne… (ça sonne tu pas assez humanitaire-gauchiste-alter-mondialiste et cosmopolite...)

-J’aime les backlavas... et le pouding chômeur. Soyons raisonnables quand même... Est-ce une valeur Québécoise le pouding chômeur au même titre que les ceintures fléchées?

-Et en plus, j’ai une mère étrangère!!

Non mais, ça va pas bien mon affaire! À croire tout ce qu’on dit, je ne semble pas faire parti du « vrai monde »…. Lapidez moi quelqu’un!! Il y a-t-il une chance pour moi qu’un jour je fasse parti du « vrai monde » qui pense selon le « gros bon sens »?

Nil Desperandum
Que je me dis

Ça veut dire, ne désespère pas en Latin…

Bon, je pense que quand tu es rendu à ploguer des phrases en Latin, c’est peine perdue… Aidez moi quelqu’un, l’heure est grave… C'est rendu que je me parle en latin... Accomodez moi au plus vite!

Nota Bene : Je vous envoie un lien avec plein de phrases en Latin afin d’impressionner vos amis. À essayer avec précaution et modération surtout…

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Latin_phrases_%28full%29

Je viens de trouver une belle phrase

Ad astra per alia porci

ça veut dire "to the stars on the wings of a pig" (Steinbeck), de façon plus simple “when pigs will fly”, ou de façon encore plus simple “never”.

Ça c’est l’art de trouver des solutions complexes aux problèmes simples!

Bonne Chance aux nouveaux élus Adéquistes!
Et vivement la démocratie au Québec!

Dixi

Je viens d'en trouver une autre: nunc est bibendum... à vous de trouver!

lundi 2 avril 2007

Last Sprint Forever

À mes trois ou quatre lecteurs,

Désolée, je n’écris pas très souvent de ces temps-ci. Mais vous savez c’est pourquoi, je suis dans mon dernier sprint final… Plus qu’un exposé et une critique de livre. Mais je commence à voir la ligne d’arrivée…

Plus que 14 jours, 336 heures, 20169 minutes, 1209600 secondes… et 550 km.


Ouff, j’y arrive.